MISE EN PAGE
  • gauche
  • droite
TAILLE DU TEXTE
  • Texte + grand
  • Texte par défaut
  • Texte + petit
Personnalisation du site

UMP Dordogne, le Mouvement Populaire

Accueil Infos Politique locale Grandes lignes du discours de Dominique BOUSQUET : Conseil Général - Débat sur les Orientations Budgétaires 2011

Grandes lignes du discours de Dominique BOUSQUET : Conseil Général - Débat sur les Orientations Budgétaires 2011

Envoyer Imprimer PDF
Monsieur le Président,
Le débat sur les orientations budgétaires est l’occasion, une fois par an, de définir un cap, des priorités et une ambition.
Comme toujours, ces orientations budgétaires portent votre marque.  Vous continuez hélas à naviguer le dos tourné à l’avenir, obnubilé par le passé, préoccupé à y trouver les raisons exogènes des retards pris en Dordogne. Pas de cap encore cette année, pas de projet, pas de réelle ambition pour la Dordogne mais la poursuite annoncée d’une petite politique qui fait que depuis 10 ans la Dordogne reste fatalement en queue peloton et qu’elle se transforme peu à peu en un joli petit coin de France qui vivote, abandonné par ses jeunes et où il ne se passe pas grand chose.
Monsieur le Président, je me suis vraiment demandé sur quelle planète vivaient parfois les rédacteurs d’un tel rapport d’orientations budgétaires.
Alors que le monde vient de connaitre – et connait encore – la plus formidable crise financière, économique, sociale internationale depuis près d’un siècle, pas une seule fois le mot crise n’est cité dans votre rapport. Il faut se contenter en page deux d’une « stagnation économique teintée de récession » terme à la limite de l’aveuglement et qui plaira, je n’en doute pas, aux victimes bien réelles d’une crise bien réelle.
Alors sur cette planète virtuelle qui est parfois la vôtre : pas de crise mais juste un Gouvernement coupable de tous les maux.
Peu vous importe au final que la croissance en Occident s’affaiblisse, peu vous importe qu’elle soit vigoureuse en Afrique et en Asie, peu vous importe que l’Europe, que la France soient criblées de dettes, peu vous importe tout cela tant que vous pouvez continuer à faire croire aux Périgourdins, en jouant sur leurs craintes légitimes, que ce Gouvernement est le coupable et que vous seul pouvez les sauver. Je pourrais même trouver cela de bonne guerre si le contexte n’était pas si dramatique et si les populistes de tous bords n’utilisaient déjà ces dangereuses ficelles.
Je suis donc désolé de devoir vous rappeler la réalité : la crise existe. Je suis donc désolé de vous rappeler aussi que la dette qui nous étouffe aujourd’hui à certes augmenté pour sauver les banques et donc les économies de tous les français y compris et surtout des plus modestes, mais qu’elle est avant tout le résultat de 3 décennies de fuite en avant conformes au fameux « quelqu’un paiera bien » qui a connu tant de succès dans cette enceinte.
Quelqu’un paiera bien… effectivement quelqu’un va payer, le problème c’est que la note est présentée et qu’elle est salée.
La nature même d’une dette – qu’elle soit nationale ou départementale – c’est d’être remboursée et il est inimaginable de penser que l’on puisse continuer ainsi à l’infini.
La Grèce, l’Irlande, l’Islande aujourd’hui, l’Italie, le Portugal, l’Angleterre, l’Espagne demain nous prouvent que cela est effectivement impossible et qu’une quelconque stratégie de l’autruche ne sauvera ni les politiques nationales ni les politiques départementales fondées sur une perpétuelle fuite en avant dans la dette et les déficits. Dans tous les pays que je viens de citer les mesures prises sont d’ailleurs sans aucune mesure avec celles prises en France et que vous continuez pourtant à dénigrer.
Oui la crise est encore là, oui la rigueur est nécessaire car c’est la seule condition de notre survie face à des économies asiatiques qui demain risquent sinon de nous imposer des mesures encore plus douloureuses, encore plus austères.
Mais pour vous rien de cela, vous ne voyez qu’un Gouvernement qui agit, selon vous, en faveur des seules catégories favorisées. Cela aussi, si le contexte était autre, pourrait prêter à rire.
Puisque vous distribuez les mauvais points avec autant d’aisance et de facilité c’est que vous avez forcément matière à comparaison pour juger de ce qui est bon pour la France, de ce qui est bon pour son avenir. Cette matière à comparaison ne peut logiquement que provenir de votre propre camp qui doit donc briller par la richesse et la pertinence de son projet.
Je me suis plongé dans un texte intitulé « Convention égalité réelle » qui est le texte présenté lors de la Convention Nationale du PS le 11 décembre dernier et qui sert de base au projet du PS pour 2012.
Si dans votre Document d’Orientations Budgétaires on ne trouve pas trace de la crise, dans le document national du PS ce sont les chiffres qui eux font cruellement défaut. On en reste ici aussi sans doute au fameux « quelqu’un paiera bien » décidément très à la mode dans vos rangs. La lecture de cette « Convention égalité réelle » a eu en tout cas le mérite de me refamiliariser avec Einstein et sa théorie sur la relativité du temps : 1 an de gestion socialiste c’est effectivement 15 ans de retour en arrière.
Permettez-moi de citer les quelques mesures phares de ce projet, un projet qui oublie l’essentiel c’est qu’avant de partager la richesse il faut la créer : majoration des cotisations patronales sur les temps partiels, rétablissement des droits de succession à leur niveau antérieur à 2007, élargissement de la base de la fiscalité du patrimoine, création d’un nouvel impôt pour remplacer la TP, durcissement de la Loi SRU sur les logements sociaux, mise en place d’une Loi SRU sur les crèches, suppression des grandes écoles, pénalités renforcées sur les entreprises. N’oublions pas les aides aux vacances de 200 € pour les mineurs qui ne partent pas, les allocations d’autonomie pour les étudiants, le plafonnement à 1 € du trajet logement/travail, etc, etc, …. Au total 40 pages de vœux pieux, de promesses sans financement. Il n’y a d’ailleurs qu’à écouter les commentaires de certains de vos amis qui sous prétexte de vouloir gagner en 2012 n’acceptent toutefois pas cette « hotte du père Noël » ou cette « Mélenchonisation des esprits ». Les plus gentils d’entre eux ont alors demandé sans être à ce jour entendus plus de « crédibilité » de « hiérarchisation des priorités » de « chiffrage des projets ».
Alors voilà ce que vous souhaitez proposer en lieu et place des mesures difficiles mais indispensables prises par le Gouvernement. Voilà ce que vous défendez pour justifier vos attaques permanentes. Vos 30 pages consacrées pour plus de la  moitié à la politique nationale ne m’ont pas plus convaincu que votre projet socialiste pour la France qui peine d’ailleurs à convaincre dans vos propres rangs.
Quant à ces orientations budgétaires 2011, franchement Monsieur le Président, est-il raisonnable aujourd’hui d’en parler. J’aurais d’ailleurs pu le faire sans même les avoir lues tant elles étaient prévisibles.
Par un miracle venu d’on ne sait où, vous observez en 2011 une trêve dans la situation catastrophique que connaissent les départements depuis 2002.
D’un seul coup en 2011 un rayon de soleil va percer la noirceur des finances départementales et les choses vont aller mieux.
Je vous laisse juger :
-    pas de hausse des impôts,
-    diminution de l’emprunt,
-    maintien de l’investissement.
On croirait lire un texte de l’UDD. Nous sommes enfin entendus et la Dordogne peut espérer se mettre enfin sur les bons rails.
Hélas l’espoir est bref, vite déçu. Rapidement vous nous annoncez que tout cela « ressemble fort à un concours de circonstance » et que les « marges de manœuvre dont nous disposons en 2011 » ne seront certainement en 2012 « qu’un lointain souvenir ».
A la lecture de ces bonnes nouvelles pour 2011, il m’a semblé subitement qu’elles ne m’étaient pas inconnues.
Après quelques recherches j’ai vu qu’effectivement vous aviez annoncé les mêmes en 2004 et en 2008, deux années qui, comme 2011, étaient des années d’élections cantonales.
Malheureusement 2012 sera, quant à elle, une année d’élection nationale et je prévois déjà le pire pour les contribuables périgourdins quand il vous faudra prouver à tout prix – par les hausses d’impôts départementaux, l’endettement accru - combien le Gouvernement est mauvais pour eux.
La ficelle est si grosse que j’espère pour une fois qu’elle sera visible par tous dans cette enceinte et au-delà et que personne n’en restera aux discours trompeurs que vous assénez depuis tant d’années.
Alors comme en 2004, comme en 2008, prenons acte de cette nouvelle ficelle pour 2011.
Share/Save/Bookmark
 

Facebook UMP 24

Twitter Show

By E UMP 24

Mots-clés